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Réglementation Food Truck

Mis à jour le 23 septembre 2026 · Par l'équipe Concept Mag, constructeur à Aire-sur-la-Lys · Lecture : 9 min

Réponse rapidePour exploiter un food truck en France, il faut : un véhicule homologué en VASP (ou RESP pour une remorque), le permis adapté au PTAC, une formation en hygiène alimentaire de 14 heures, une déclaration auprès des services vétérinaires (DDPP), la carte de commerçant ambulant (30 €, valable 4 ans), une autorisation d'emplacement et une assurance. En ville, vérifiez aussi les règles de la ZFE.

Les 8 obligations en un coup d'œil

ObligationAuprès de quiCoûtGuide détaillé
Homologation VASP ou RESPConstructeur habilité ou DREALInclus sur un véhicule neuf homologuéHomologation VASP
Permis adapté au PTACAuto-école, préfectureSelon formation (B96 : 7 h)Permis B96 et BE
Formation hygiène alimentaireOrganisme de formation200 à 500 €Formation hygiène
Déclaration sanitaire (Cerfa 13984)DDPP du département du siègeGratuiteVoir ci-dessous
Carte de commerçant ambulantCCI (ou CMA pour les artisans)30 €, valable 4 ansCarte d'ambulant
Autorisation d'emplacementMairie, propriétaire, organisateurRedevance variableEmplacement
AssuranceAssureurRC pro : 420 à 840 €/anAssurance
Respect de la ZFEMétropole concernéeVignette Crit'AirZFE et food truck

Le véhicule : homologation et conformité

Qu'est-ce que l'homologation VASP ?

Un utilitaire transformé en cuisine change de catégorie : sa carte grise doit porter le genre VASP (véhicule automoteur spécialisé). Pour une remorque, on parle de RESP. Sans cette mention, le véhicule ne correspond plus à ses papiers : l’assurance peut refuser de couvrir un sinistre et le contrôle technique échoue.

Réception par le constructeur ou par la DREAL ?

Un constructeur habilité peut livrer le véhicule déjà homologué. Sinon, le propriétaire doit demander une réception à titre isolé à la DREAL, dossier technique à l’appui. C’est la démarche la plus longue pour un food truck d’occasion ou aménagé soi-même.

Installations gaz et électricité

L’installation gaz d’un food truck doit respecter la norme NF EN 1949, qui encadre les installations GPL des véhicules. En pratique :

  • les bouteilles sont placées dans un compartiment étanche, ventilé et accessible depuis l’extérieur, fixées verticalement en deux points ;
  • le circuit gaz est séparé des autres circuits, avec des raccords et des robinets facilement accessibles ;
  • les flexibles ont une date limite d’utilisation et doivent être remplacés avant.

La conformité est contrôlée par un organisme agréé, qui délivre un certificat. Ce document est demandé pour l’homologation et, très souvent, par les organisateurs d’événements. Côté électricité, l’installation doit être protégée par un disjoncteur différentiel et raccordée par une prise extérieure adaptée. Conservez l’attestation de conformité remise par le constructeur : c’est la première pièce que l’on vous demandera.

Poids et permis de conduire

Le PTAC (poids total autorisé en charge) détermine le permis nécessaire. Avec le permis B, on peut conduire un food truck jusqu’à 3,5 t. Pour une remorque, le permis B suffit si elle pèse au plus 750 kg, ou si l’ensemble voiture + remorque ne dépasse pas 3,5 t.

ConfigurationPermis
Food truck de 3,5 t maximumB
Remorque de 750 kg maximum, ou ensemble ≤ 3,5 tB
Remorque de plus de 750 kg, ensemble entre 3,5 t et 4,25 tB96 (formation de 7 h)
Remorque jusqu'à 3,5 t, ensemble jusqu'à 7 tBE

Hygiène alimentaire

Au moins une personne de l’entreprise doit avoir suivi la formation en hygiène alimentaire adaptée à la restauration commerciale (14 heures). Avant de démarrer, l’activité doit être déclarée à la DDPP du département de votre siège, avec le formulaire Cerfa 13984. La démarche est gratuite et se fait en ligne sur le site Mes Démarches du ministère de l’Agriculture. Au quotidien, les règles HACCP s’appliquent : maîtrise des températures, traçabilité, nettoyage.

  1. Suivre la formation hygiène de 14 heures (200 à 500 €).
  2. Déclarer l’activité à la DDPP avant l’ouverture (Cerfa 13984, gratuit).
  3. Mettre en place son plan de maîtrise sanitaire (HACCP).

Vendre sur la voie publique

La carte de commerçant ambulant

Elle est obligatoire pour vendre en dehors de la commune de votre domicile ou de votre siège. Elle se demande auprès de la CCI (ou de la CMA pour les artisans), coûte 30 € et reste valable 4 ans.

L'autorisation d'emplacement

Sur le domaine public, il faut une autorisation d’occupation temporaire délivrée par la mairie, généralement contre une redevance. Sur un terrain privé, l’accord écrit du propriétaire suffit le plus souvent. Sur un marché ou un événement, c’est l’organisateur qui attribue les places.

Vendre de l'alcool

Un food truck peut vendre de la bière, du vin ou du cidre, mais pas d’alcools forts (plus de 18°). Il faut une licence adaptée à votre façon de servir : une licence restaurant si l’alcool accompagne un repas, ou une licence à emporter. L’ouverture se déclare en mairie au moins 15 jours à l’avance, et la licence impose une formation préalable (permis d’exploitation). Pour vendre entre 22 h et 8 h, un permis spécifique est nécessaire. Sur les événements, l’organisateur peut aussi disposer de ses propres autorisations : renseignez-vous avant de vous engager.

Assurance

L’assurance responsabilité civile du véhicule est obligatoire pour circuler. La responsabilité civile professionnelle, qui couvre les dommages causés aux clients (intoxication, brûlure), est exigée en pratique par les mairies et les organisateurs d’événements. Comptez environ 420 à 840 € par an pour la RC professionnelle et 820 à 2 100 € pour l’assurance du véhicule.

Pour aller plus loin :Assurance food truck

Circuler en ville : les ZFE

Les zones à faibles émissions sont maintenues : le 21 mai 2026, le Conseil constitutionnel a censuré leur suppression, votée dans la loi de simplification. Chaque métropole fixe ses propres règles selon la vignette Crit’Air du véhicule. Avant d’acheter un porteur d’occasion, vérifiez qu’il peut entrer dans les villes où vous comptez travailler.

Questions fréquentes

Faut-il une autorisation pour ouvrir un food truck ?

Oui, plusieurs : un véhicule homologué VASP ou RESP, une déclaration à la DDPP, la carte de commerçant ambulant si vous vendez hors de votre commune, et une autorisation pour chaque emplacement.

Quel permis pour conduire un food truck ?

Le permis B suffit jusqu'à 3,5 t de PTAC. Au-delà, il faut le permis C1. Pour une remorque, le permis B, la formation B96 ou le permis BE dépendent du poids de la remorque et de l'ensemble.

La formation HACCP est-elle obligatoire en food truck ?

Oui. Au moins une personne de l'entreprise doit avoir suivi la formation en hygiène alimentaire pour la restauration commerciale, d'une durée de 14 heures.

Combien coûte la carte de commerçant ambulant ?

30 €, pour une validité de 4 ans. Elle se demande à la CCI ou à la CMA dont vous dépendez.

Un food truck d'occasion doit-il être homologué ?

Oui, sa carte grise doit porter le genre VASP. Si ce n'est pas le cas, une mise aux normes et une réception à titre isolé par la DREAL sont nécessaires.

Un food truck peut-il vendre de l'alcool ?

Oui, de la bière, du vin ou du cidre (jusqu'à 18°), avec une licence restaurant ou une licence à emporter, déclarée en mairie au moins 15 jours à l'avance. Les alcools forts sont interdits.

Quelle norme pour le gaz dans un food truck ?

L'installation gaz doit respecter la norme NF EN 1949 : bouteilles dans un compartiment étanche et ventilé accessible de l'extérieur, circuit séparé, flexibles à jour. Un organisme agréé délivre le certificat de conformité.

Les food trucks sont-ils concernés par les ZFE ?

Oui, comme tout véhicule. Les règles dépendent de chaque métropole et de la vignette Crit'Air du véhicule.

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